Un grand pied de rhubarbe aux larges feuilles sur une terrasse du jardin de Wild on the Farm
Fiche Plante

La Rhubarbe : Bienfaits, Comment la Manger et Comment la Cultiver Biologiquement

D'immenses feuilles gaufrées portées par des tiges roses et acidulées — une plante des pays froids qui, sous les tropiques, ne trouve sa place qu'en altitude, dans la fraîcheur de la forêt nébuleuse.

Propriétés nutritionnelles et bienfaits

La rhubarbe (Rheum rhabarbarum) appartient à la famille des Polygonacées, celle de l’oseille et du sarrasin. On n’en mange qu’une seule partie : le pétiole, cette longue tige charnue qui porte la feuille. Très peu calorique, elle est riche en fibres et en vitamine K, et apporte du potassium, du manganèse et un peu de vitamine C ; les tiges rouges contiennent aussi des anthocyanes, les pigments antioxydants des fruits rouges. Son acidité vient des acides malique et oxalique. La précaution essentielle concerne les feuilles, qui sont toxiques : elles concentrent l’acide oxalique et ne doivent jamais être consommées. Les tiges en contiennent beaucoup moins, mais assez pour que les personnes sujettes aux calculs rénaux en limitent la consommation ; le calcium de la rhubarbe, lié à ces oxalates, est d’ailleurs peu assimilable. La racine de rhubarbes voisines est un laxatif traditionnel de la médecine chinoise — un usage médicinal sans rapport avec la tige que l’on cuisine.

Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement et reflètent des usages traditionnels et communément documentés de cette plante. Elles ne constituent pas un avis médical et ne remplacent pas les conseils d'un professionnel de santé qualifié. Consultez toujours votre médecin avant d'utiliser une plante à des fins médicinales, en particulier en cas de grossesse, d'allaitement ou de prise de médicaments.

Comment la manger

Botaniquement un légume, la rhubarbe se cuisine presque toujours comme un fruit. Trop acide pour être mangée telle quelle, elle demande du sucre et une cuisson : en compote, en tarte, en crumble, en confiture. Elle s’entend à merveille avec la fraise — l’association classique —, mais aussi avec le gingembre, la vanille, l’orange et, chez nous, les fruits tropicaux. On coupe les tiges en tronçons sans les peler si elles sont jeunes ; les faire dégorger une heure avec le sucre avant la cuisson permet d’en mettre moins. En version salée, sa compote acidulée accompagne très bien les viandes grasses, le porc, le canard et les poissons gras, à la manière d’un chutney. On en fait aussi des sirops et des boissons rafraîchissantes. Les tiges se gardent une semaine au réfrigérateur et se congèlent très bien, coupées en morceaux.

Comment la cultiver biologiquement

La rhubarbe est une vivace de longue durée : on la plante une fois, et elle produit pendant dix ans ou plus.

La rhubarbe au jardin

La rhubarbe vient des régions froides d’Asie, et elle ne tolère pas la chaleur des tropiques de basse altitude. C’est l’altitude qui la rend possible ici : à 1 800 mètres, les nuits fraîches de Horqueta lui conviennent, et le pied de la photo, installé sur une terrasse du jardin, forme une touffe de feuilles larges comme des parapluies. La différence avec l’Europe, c’est l’absence d’hiver : sans période de repos, la plante pousse toute l’année, ce qui permet des récoltes étalées mais peut la fatiguer plus vite — nous récoltons modérément et la nourrissons généreusement. Nos tiges restent souvent plus vertes que rouges : la couleur dépend de la variété et du froid, et ne change rien au goût.

Les tiges roses de la rhubarbe sous ses grandes feuilles

Les plantes amies (bonnes associations)

Les plantes à éviter

Trucs à savoir

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